Qui est Lucas Miguel

Lucas Miguel, 41 ans, natif et habitant de Charly, ayant des origines du côté maternel depuis le XVIe siècle. Élu conseiller municipal à Charly dans le groupe minoritaire Charly Naturellement. Également élu représentant du personnel à l’hôpital Lyon-Sud (CGT) il travaille de nuit dans un service de chirurgie comme aide-soignant. Ancien responsable et président associatif durant plus de 15 ans pour l’association Charly Patrimoine aujourd’hui dissout. à Charly, dans le secteur de la culture et du patrimoine. Ses thèmes de prédilection : santé, santé environnementale (notamment les PFAS), eau, agroécologie /alimentation. Centres d’intérêts : Histoire, art, littérature, philosophie et voyages.


  1. Patrick VEYRAND Vous êtes candidat pour Lônes et Coteaux qui ne compte qu’une ville de gauche. Vous n’avez donc aucune chance. Que visez-vous ?

Lucas MIGUEL J’ai toujours considéré, en tant que démocrate, qu’une campagne était d’abord un moment intéressant de rencontres, d’échanges, de débats et de respiration démocratique. Tout cela est absolument vital même si je suis très loin de considérer que la démocratie se résume aux périodes de scrutin et au vote. :En effet je pense qu’elle doit d’abord être un esprit fait de débat et de processus délibératif dans l’espace public et cela au quotidien et dans toutes les strates de la société. Justement c’est ce qui, à mon sens, manque aujourd’hui et qui cause tous les blocages, crispations et polarisations actuels. C’est donc d’abord ces échanges et ces rencontres que j’entends mener pour susciter le débat que je veux émancipateur. Les enjeux actuels sont très nombreux et la circonscription n’en manque pas donc, quels que soient les présupposés que l’on peut avoir, cela vaut profondément le coup. Du reste l’électeur tranchera dans l’isoloir, un démocrate ne redoute jamais l’exercice démocratique.

2. PV Vous partez avec Wassila Lahmar, une Givordine, en seconde. Misez vous sur un bon score à Givors ?

LM En tous cas la perception depuis le terrain auprès des gens nous fait ressentir une forte attente, notamment à Givors. Cela nous a été et est régulièrement exprimé : face aux attentes il faut donc être au rendez-vous. Même si nous sommes candidat-e-s pour l’ensemble de la circonscription et de ses particularités.

3) PV Oui mais l’on sait que candidats et colistiers incarnent une vile. Vous êtes inconnu à Givors.

La circonscription est vaste et mon engagement public jusqu’à présent s’est davantage articulé sur la partie plus au nord de la circonscription. Même si sur un des sujets de mes engagements forts, les PFAS, je suis venu sur Givors et Grigny car cette thématique y impacte très fortement les populations dans l’eau de consommation. C’est là la force complémentaire d’un collectif : ma binôme Wassilla est davantage identifiée sur la partie sud de la circonscription, mais rassurez-vous je serai à nouveau sur le terrain auprès des gens à Givors très rapidement.

4) PV Fabrice Noto est le LFI le plus identifié à Givors. Sera t-il sur votre liste et celle-ci est elle complète?

LM Les discussions sont en cours de finalisation et la liste est en très bonne voie, très complète. Notre volonté était d’équilibrer la liste afin d’assurer une représentativité, également en terme de genre, socio-professionnelle et en terme d’engagements, avec toutes les communes de la circonscription qui ont toutes leur importance. Toutes les populations des bassins de vie doivent être représentées.

5) PV Battre « l’autre » liste de gauche dont le PC à Givors serait-ce une sorte de victoire ? Rappelons que seule Givors est à gauche.

LM Nous ne nous situons pas ainsi, pas dans cette dialectique. Nous ne nous trompons pas d’adversaire qui est d’abord l’extrême-droite. Nous considérons, et je considère en tant que tête de liste, que LFI a des choses à proposer face à tous les enjeux, notamment dans la circonscription. Voilà ce qui m’intéresse: de contribuer à faire progresser des causes qui améliorent la vie avec les citoyen-ne-s, pas de rêver tous les matins de battre qui que ce soit.

LE POUVOIR DE VIVRE

6) PV A Givors comme dans d’autres villes de la Métropole, notamment Oullins, les priorités semblent être la sécurité, le pouvoir d’achat…mais aussi la propreté et une défiance des EELV

LM Cela fait partie effectivement des priorités avec la santé (au sens global) l’une des préoccupations numéro un, et je sais ce qu’il en est en tant que soignant dans le second CHU de France et syndicaliste dans la santé et l’action sociale. Face à l’austérité salariale et l’aggravation des inégalités à cause de la politique actuelle, l’enjeu du pouvoir de vivre (je préfère ce terme à « pouvoir d’achat ») est majeur afin que les gens puissent non pas survivre mais vivre dignement. La sécurité, dans son approche exhaustive, est un thème (et pas seulement un thème mais d’abord une réalité de proximité au quotidien) auquel nous tenons. Avec Wassilla Lahmar nous nous sommes exprimé-e-s tout récemment suite aux événements violents qui ont touché le quartier de Hauteroche à Pierre-Bénite, heureusement sans gravité humaine.

7) PV Êtes-vous pour des polices municipales armées dans la Métropole ?

LM Cela ne vous aura pas échappé que cela ne relève pas du cœur des compétences métropolitaines et que, pour des raisons historiques, le pouvoir de police relève de l’État et des pouvoirs du maire. L’État ne doit pas continuer de se défausser sur les collectivités territoriales déjà étranglées sur le plan budgétaire et les maires laissés souvent seuls en première ligne, je sais ce qu’il en est en tant qu’élu municipal. L’État doit assurer la sécurité et la tranquillité républicaine. Du reste la Métropole, à travers ses compétences d’action sociale, doit agir au niveau de la prévention qui est aussi une forme de sécurité. C’est en sachant qui fait quoi, sans confusion, que l’on avancera. Aussi je suis globalement défavorable à l’armement des polices municipales. Je considère que ce n’est pas d’abord son rôle : si la nécessité s’en fait sentir c’est parce que l’État abdique ses responsabilités.

8) PV Vous souhaitez un changement pour la Métropole: Que reprochez vous à Bruno Bernard ?

LM La question est vaste mais, sur la question de la gouvernance, il faut avoir à l’esprit de quel processus résulte la Métropole de Lyon. C’est le résultat d’un phénomène géographique, celui de la métropolisation. .Ce phénomène induit des processus de concentration dans un territoire au détriment d’autres territoires. De plus, depuis que le Grand-Lyon, devenu Métropole de Lyon, n’est plus dans sa forme d’EPCI (NDLR Établissements Publics de Coopération Intercommunale) les communes ne sont plus nécessairement représentées au Conseil métropolitain. Cela a créé une dialectique communes/métropole causant beaucoup de blocages, a fortiori avec les clivages partisans. Nous proposons une sortie par le haut de cette situation pour une métropole populaire agissant avec les communes et les élu-e-s.

9) PV Condamnez-vous les excès des élus LFI notamment dernièrement ceux de Carlos Martens Bilongo et Sébastien Delogu ?

LM Dans un monde où tout va trop vite et avec de forts prismes médiatiques je suis très attaché à la parole claire afin de chercher à être le mieux compris.

10) PV Vous ne répondez pas à la question. Chez LFI on ne condamne pas les outrages qui font pourtant le jeu de l’extrême droite ?

LM Il ne s’agit pas de condamner mais de rectifier si nécessaire la parole publique afin de toucher la plus juste cible et d’être audibles.

Chaque interview de ce genre pendant les élections est réalisée sans aucun commentaire, sans coupe dans les réponses. Sauf à contenir diffamations, racisme ou toute insulte envers un tiers.

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2 réponses à « Interview de Lucas Miguel candidat LFI de Lônes et Coteaux avec Wassila Lahmar »

  1. Avatar de
    Anonyme

    essai

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