Dans l’opposition de 2008 à 2020 le maire n’a cessé d’augmenter ses scores. Et pourtant rien n’est gagné d’avance, la campagne s’annonçant « brutale ».
Parti de 10,12% en 2008 il a réalisé un score énorme en 2021 avec 50,75%. Il pourra afficher un mandat plutôt réussi et devra présenter une liste avec quelques changements parmi ses adjoints pour être mieux épaulé. Et préparer un « poulain » ce que le PC n’a pas su faire dans la mesure où il ne fera pas plus de deux mandats.

2001 PAS ENCORE EN PISTE
Martial Passi s’impose au premier tour avec 60,52%. En plein bastion communiste la droite parvient à réaliser un bon score de 41,6%.
2008 UN MANDAT POUR COMPRENDRE
Georges Fenech bénéficie déjà d’une grosse notoriété nationale. A Givors nous lui conseillons d’enlever sa cravate sur le marché, le dimanche quand il s’achète chaque fois des paires de chaussettes. Il aurait pu gagner de nombreuses villes. Mais il ne correspondait pas à la sociologie de la commune. Conseiller municipal d’opposition il fera des aller retour de Paris pour les conseils municipaux. Tous? Mohamed Boudjellaba pèse 10,12%. Il apprend. Martial Passi passe au premier tour.

2014 UN MANDAT DE DOSSIERS CONTRE L’ÉQUIPE PC
Vainqueur au premier tour en 2008 Martial Passi est contraint à une quadrangulaire.. Il sort largement vainqueur avec près de 50%. C’est l’avènement d’Antoine Mellies. Arrivé seul à Givors, il est conspué, un jeune agent « stalinien » de Passi le pourchasse sur un trottoir. Et qui lui serre la main s’expose à une photo sur les réseaux. Mais Mellies n’est pas impressionné. Aux conseils municipaux il « joue » avec Boudjellaba au jeu des petites phrases qui, espèrent-ils, seront reprises dans la presse. Mellies ne maitrise pas les subtilités givordines, contrairement au maire actuel mais il apprend vite. Au point, qui aurait pu le penser, de se faire accepter par une bonne partie de la population.
Boudjellaba bosse seul quand Michelle Palandre est soutenue par Alain Pelosato et Jean-Marc Bouffard-Roupe. Les deux têtes de liste sont sur le même « os », le PC et ont comme objectif de faire tomber le bastion. Les deux revendiqueront d’avoir dégainé en premier. Et d’avoir joué le rôle principal.

2020 UN MANDAT QUI FAIT TOMBER LE BASTION
Le maire est tombé. Pour des raisons personnelles Michelle Palandre ne se présente pas. Personne ne prend la relève. L’invité surprise est Laurent Decourselle qui démarre la campagne en premier, pleins feux sur les Vernes où certains lui ont promis le vote maghrébin. Il fait une erreur en jouant la carte Da Passano – Jannot. La venue de Kimelfeld au siège et une déambulation de Gérard Colomb ne suffiront pas et celui qui rapidement montrait sa poche en disant que l’élection s’y trouvait fait quatrième.
Mellies passe les 25% et les trois premiers se tiennent à 3,48%. Boudjellaba bat Christiane Charnay de 29 voix. Au début du conseil municipal suivant il apprend que Charnay a fait un recours. Elle le gagne. Il y aura une élection en 2021.

2021 UN MANDAT QUI CONFORTE SON LEADERSHIP
Le recours de Charnay se traduit par une victoire de Boudjellaba nette avec plus de 50%. Il peut revendiquer deux succès. Tant en 2020 qu’en 2021, surtout lors de la première édition, il bénéficie d’une vague verte. Et donne des places de choix aux EELV pour un résultat très moyen. De plus la presse fait de ce DVG un maire écologiste au fil du mandat. Riva est 7 points en retrait des scores de Mellies. Tous d’eux se retrouveront en 2026. Ils auront face à eux une candidate désignée six mois avant le premier tour, Wahiba Gandi qui souffre d’un manque de notoriété. Le PC n’a pas su préparer sa relève. Jérôme Chabrier n’est pas une surprise. Porteur de bidons en 202O de Decourselle il ne cachait pas, déjà, ses ambitions pour 2026. En prenant la présidence du SOG football il se fait connaître. Comme son mentor il est le premier à se lancer dans la campagne. C’est actuellement le plus actif. Sans peine. On ne sait pas vraiment quelle sera sa ligne, lui étant de droite et ayant en son temps souhaité l’investiture LR. Ce n’est plus le cas. Il annonce une liste large. Pour Boudjellaba ce sera la défense de son mandat plutôt réussi. Il espère bénéficier de la prime au sortant. Indiquant depuis longtemps qu’il ne ferait pas un mandat de plus, il devra pouvoir compter sur un(e) premier(e) adjoint(e) remplissant son rôle, plus déléguer et mettre en avant ses élu(e)s. Lui doit remplir son rôle et juste son rôle de maire, ce qui est déjà énorme. Il part assurément favori.

VERS UN SECOND TOUR COMPLIQUÉ
En toute logique Boudjellaba se qualifiera pour le second tour. En l’état actuel des choses il devrait être devant la seconde liste de gauche de Wahiba Gandi. Riva devrait aussi s’inviter au bal. En fait c’est le score de Chabrier qui sera le plus scruté.
Ce serait cocasse mais l’on pourrait voir celui qui a fait tombé les communistes s’allier avec pour le fameux sursaut républicain. Lequel fonctionne moins désormais, les électeurs se sentant quelquefois « cocus » voir trahis par la liste qu’ils ont soutenue au premier tour.
A droite Fabrice Riva a indiqué qu’il tendrait la main à Chabrier le cas échéant pour faire barrage à la gauche. Le boss de Tout pour Givors ne s’est pas exprimé sur le sujet. Ce serait à coup sûr un cas de conscience pour certains de ses colistiers.
Riva annonce qu’il a l’embarras du choix pour faire une liste équilibrée. https://patrickveyrand.fr/2025/12/15/la-tres-grande-majorite-de-mes-colistiers-ne-sont-pas-des-militants-politiques/Sans aucun doute elle devrait être grandement modifiée par rapport à celle de 2021
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