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« La très grande majorité de mes colistiers ne sont pas des militants politiques »
L’élu d’opposition de Givors fière a choisi notre blog pour annoncer sa candidature pour la Municipale. Il est donc le troisième après Jérôme Chabrier et Wahiba Gandi. Le maire Mohamed Boudjellaba ne s’est pas encore déclaré.
« J’ai eu l’heureuse surprise de constater que j’avais plus de volontaires que ce qu’il fallait pour constituer une liste »
Patrick VEYRAND: Les pronostics vont bon train en ville sur votre participation ou non à la Municipale ?
Fabrice RIVA: J’ai moi même hésité avant de m’engager dans une candidature pour l’élection municipale de Givors.
Les Givordins sont en attente d’une alternance, il y a un très fort mécontentement qui s’exprime, notamment sur les questions de propreté, de salubrité publique, sur la multiplication des embouteillages, Givors étant devenu un bouchon permanent, sur la multiplication des incivilités en tout genre et sur un sentiment, largement partagé par les habitants, d’une inaction totale de la mairie sur tous ces sujets.
Bien souvent, la seule réponse qu’obtiennent les habitants, c’est celle d’une municipalité qui se décharge de ses responsabilités en renvoyant les administrés vers la Métropole, la Région, vers l’État quand ce n’est pas, même, vers le Pape !
Le maire n’a pas tous les pouvoirs, certes, mais il en a tout de même beaucoup, et il est surtout un interlocuteur reconnu et écouté de toutes ces collectivités et de tous ces acteurs… Même du Pape, puisque je l’ai évoqué ici, aussi étonnant que ça puisse paraître, puisque l’évêque de Rome, patriarche de l’Eglise catholique, a pris le temps de répondre au maire de Givors quand ce dernier l’a sollicité pour un sujet qui s’inscrivait pourtant pleinement dans les compétences de la ville.
« Établir des relations de confiance avec la grande majorité des élus de la Métropole »
Dans ce contexte, où la ville a vu une part importante de ses compétences récupérées par la Métropole, j’ai pris le temps de m’interroger sur la meilleure manière de servir l’intérêt des Givordins et sur l’éventualité d’une candidature à la Métropole. Au final, il m’a semblé que la meilleure manière de défendre les intérêts de la ville restait de dépasser les clivages des partis politiques dont la logique s’impose aux élections métropolitaines, au moment où une très large redistribution des cartes politiques se dessine à Lyon et sans doute sur l’ensemble de la Métropole.
J’ai donc choisi de ne pas concourir aux élections Métropolitaines et de me porter exclusivement candidat à la mairie de Givors.
Paradoxalement, n’ayant moi-même jamais été investi sous mon nom par aucun parti politique pour les élections municipales, contrairement au maire de Givors investi par les écologistes, ce choix me permettra beaucoup plus facilement, en cas de victoire à Givors, d’établir des relations de confiance avec la grande majorité des élus de la Métropole qui seront issus de toutes les listes de droite et du centre, qui, sans être devin, ont de fortes chances d’être majoritairement représentées dans le nouvel exécutif métropolitain.
PV: Vous êtes parvenu à cacher longtemps votre participation. Comment avez-vous fait ?
FR: Vous avez sans doute cette impression parce que je n’ai tout simplement rien cherché à cacher sur le fait que je n’étais pas encore candidat. La réflexion que j’ai menée avant de me décider ne m’a pas empêché de poursuivre mon travail d’élu d’opposition et de chef du groupe Givors Fière, et d’aller au contact des habitants qui ont eux-mêmes nourri ma réflexion, notamment parce que mon travail d’élu et d’opposant suscitait leur adhésion.
P.V Où en êtes vous de votre liste ?
FR: Après avoir repris contact, ces trois derniers jours, avec toutes les personnes qui m’avaient indiqué qu’elles souhaitaient s’engager à mes côtés, j’ai eu l’heureuse surprise de constater que j’avais plus de volontaires que ce qu’il fallait pour constituer une liste. Ma liste est donc plus que complète et je me trouve même dans la situation confortable, mais délicate, de devoir choisir, avec toute la diplomatie que cela requiert, pour constituer ma liste définitive.

PV Quels partis seront représentés ?
FR: Quels partis seront représentés ? La plupart des partis politiques qui composent la droite française seront représentés par un ou plusieurs membres. Je peux déjà vous citer, sans que ça ait un caractère exhaustif, les partis politiques suivants dont sont adhérents certains de mes colistiers : Horizon, les LR, l’UDR, le RN et le mouvement Spartacus. Mais la très grande majorité de mes colistiers ne sont pas des militants politiques et veulent avant tout s’engager pour la commune tout en adhérant à la ligne patriote que j’incarne à Givors depuis 2021.
PV Donc n’allez-vous pas devoir assouplir votre sémantique quelquefois très très extrémiste ?
FR: Je ne considère pas que ma sémantique soit extrémiste, et les Givordins que je rencontre ne la considèrent pas comme telle, sauf à ce qu’il faille considérer que l’attachement à la France et à la défense de ceux qui se sont battus pour elle et de ceux qui ont souffert pour elle, quand ils sont attaqués, soit extrémiste ! Le maire de Givors, qui a parfois été l’auteur de ce type d’attaques, a passé son temps à essayer de me qualifier d’extrémiste, et a sans doute pu arriver à le faire croire auprès de certains Givordins, pour mieux masquer l’extrémisme de ses propres opinions, de ses soutiens, et des partis politiques dont il se montre proche.
« Je n’ai jamais tenu le moindre propos raciste… »
PV Certains propos de vos soutiens, voire de vous-mêmes sont qualifiés de racistes. Qu’en dîtes vous ?
FR: Je n’ai jamais tenu le moindre propos raciste et, si tel avait été le cas, j’aurais été condamné puisque le maire de Givors a passé toute sa carrière politique à accuser la totalité de ses adversaires politiques de racisme… La totalité ! Je n’ai pas échappé à ces accusations et il a même porté plainte contre moi pour racisme pour une caricature que j’avais publiée sur mes réseaux sociaux… Au final, non seulement je n’ai pas été condamné, mais le juge administratif, constatant que ladite caricature n’avait rien de raciste, ni d’injurieux, ni même de diffamatoire, a condamné le maire de Givors… à la publier dans son propre bulletin municipal !
Quant à ce que vous appelez « mes soutiens », on n’est responsable que de ses propres propos, des propos des gens qui sont engagés auprès de soi, ou des propos dont on porte une responsabilité éditoriale, comme par exemple les commentaires qu’on peut modérer sous ses propres publications. Je n’ai jamais laissé passer le moindre propos raciste sous mes publications… Le maire de Givors ne peut pas en dire autant en matière d’antisémitisme ou d’apologie du terrorisme !
PV Vous pouviez également être candidat à l’élection métropolitaine. Pourquoi avoir choisi Givors ?
FR: J’ai déjà un peu répondu à cette question. Disons que je suis resté sur mon choix initial, et je n’ai envisagé une candidature à la métropole que parce que plusieurs listes me l’ont proposé et que je n’envisageais cette piste que pour mieux défendre Givors. Mais, comme plusieurs listes me sollicitaient, et que « choisir, c’est renoncer », il m’a semblé plus utile, dans l’intérêt des Givordins, de ne pas choisir une chapelle contre une autre entre les listes de droite et du centre aux élections métropolitaines et de garder de bonnes relations avec les élus de ces différents mouvements qui possèdent par ailleurs tous des adhérents parmi mes colistiers.
PV Pourriez-vous vous entendre avec Jérôme Chabrier, le cas échéant, pour faire barrage à la gauche ?
FR: Vous allez vite en besogne. La question du second tour ne se pose pas encore… Je peux en tout cas vous dire que, personnellement, je peux m’entendre avec Jérôme Chabrier, qui est quelqu’un que j’apprécie humainement. Nous ne sommes pas totalement sur le même positionnement politique, mais il appartient tout de même à l’arc républicain et, s’il faut faire barrage à l’extrême-gauche, je suis en effet prêt à m’entendre avec lui.
(Photo fournie par le candidat)
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