Son nom ne plaide pas en sa faveur. Un patronyme bien français principalement répandu dans le sud-ouest de la France.
Quel parti politique de gauche, pourtant tous habitués à l’exercice, se prononcera pour la libération d’un journaliste français, peu intéressant électoralement et de plus emprisonné dans un pays hier frère, de plus en plus ennemi de la France.
Il faut une dictature pour condamner à sept ans de prison un homme ayant reconnu quelques petites erreurs, ne pas s’être déclaré journaliste notamment sachant qu’il n’aurait pas eu de visa s’il l’avait fait. En France cela ferait un étranger en situation irrégulière. Et si l’on emprisonnait tous les étrangers en situation irrégulière certaines villes se videraient.
Quant au prétexte d’apologie du terrorisme, faut-il même s’y arrêter. Pour avoir donné la parole à des sportifs visiblement opposés au régime dictatorial. Le savait-il seulement ? Et si oui la France met-elle en prison un étranger crachant sur les thèses du RN ou de LFI ? Ni une gifle donnée au Président, ni de la farine jetée sur un élu ou un ténor politique, ni même un oeuf écrasé sur la tête d’un autre ne condamne à passer plus d’une nuit en garde à vue. Et pas tout le temps.
En fait, et c’est le plus grave Gleizes n’est pas un prisonnier mais un otage. On libère Sansal parce que l’on sait que l’on détient un autre Français, cette fois pas Franco-Algérien donc n’intéressant pas une gauche même si Sansal était soutenu du bout des lèvres. Ceux et celles dans le rang de LFI ayant souhaité que l’écrivain ne soit pas libéré, les Hassan ou Aubry, iront-ils jusqu’à s’opposer à toute négociation diplomatique pour tenter de faire sortir de prison et du pays le seul journaliste Français aujourd’hui détenu à l’étranger dixi Reporters sans frontière. Des représentants corporatistes contestables et contestés notamment par son père créateur Robert Ménard. Un repère de gauchos pour le maire de Béziers. Comme tant d’autres, notamment des ONG et autres associations humanitaires largement subventionnées.
Certains pensent que des sportifs de l’acabit de Zidane pourraient se prononcer. Le fera t-il ? Et tant d’autres joueurs Français, Français d’origine maghrébine ou Algériens ayant choisi notre pays pour la qualité de notre championnat Mais aussi pour la liberté dans notre pays. Combien de ces « stars » repartent-elles après leur carrière au bled ? Pas beaucoup.
Sept ans de prison c’est énorme. Et pour sa libération la diplomatie française devra encore se coucher.
Pour l’instant c’est Christophe Gleizes qui couche dans des cellules pas plus glamours qu’en France. Sur ce plan aucun pays n’a de leçon à donner à l’autre.

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