Ce 26 novembre 2025 nous fêtons la Sainte Delphine. Du moins ils fêtent car dans mon entourage proche, de Delphine je n’ai point.
J’ai mieux, ce vendredi 26 novembre c’est l’anniversaire de ma fille. Si je prends ma plume cela n’a aucun rapport. Enfin je ne crois pas.
En fait je me suis surpris à regarder « Douanes sous haute surveillance »! Pourquoi pas ? Mais voilà ce n’est pas la première fois. Une émission sans véritable suspense. Cela se passe le plus souvent à Sydney. Le synopsis est simple. « Des douaniers fouillent tout passager paraissant suspect. Passager ou bagages. Le format essaye de nous garder en haleine. C’est un Chinois qui tente de passer de la nourriture mais il faudra attendre pour connaitre la sentence. Car déjà on nous montre cet Anglais qui dissimule …,dissimulait, de la drogue dans ses chaussures… Là aussi on devra attendre car un mec gueule. Il est Français, fait croire qu’il vient en Australie pour faire un peu de tourisme. Il déclare avoir en tout et pour tout 360 euros en poche. Il va pas manger du kangourou tous les jours. Dans son téléphone portable, les douaniers lisent beaucoup le contenu des téléphones, ils tombe sur un message. « De 6 à 14h, 1600 euros, rdv devant aéroport « panneau Franche ». De toute évidence des infos pour un travail, pourtant interdit avec un visa de tourisme. Le panneau « Franche » ne servira pas. Le mec vient de se faire gauler. « D’après votre téléphone vous souhaitez rentrer pour travailler ». Comme tant de Français le jeune ne maitrise pas l’anglais. Les douanes sont bien organisées. Serait-il congolais, péruvien, ne parlerait-il qu’un patois de Papouasie, qu’un interprète interviendrait. Pas en présentiel, on parle comme cela depuis la Covid, ni même par Visio. Un simple téléphone, haut-parleur branché. Notre Français, cette fois a compris. Il a surtout compris que son visa lui sera refusé. Dans tel cas toujours la même annonce « Vous serez expulsé sur le premier vol ». Que des varices il souffre, que la fatigue le gagne il enchainera 48 heures de vol en trois jours.
En fait je m’en fous. La question n’est pas là. Je souhaite savoir pourquoi parmi quelques centaines de chaînes ma zapette se bloque sur C Star, trop souvent à cette heure-là. Celle de Douanes sous surveillance.. C Star! Si on m’avait dit ça. Je crois que j’ai un début de réponse. C’est l’heure où arrive mon overdose de chaînes d’infos en continu. Bien sûr je ne mets pas une chaise devant la télé, je fais autre chose en même temps. Mais mon cerveau, à l’insu de son plein gré, ou à ma demande s’est infligé quelques heures de drames en tout genre. Aujourd’hui pas de jeune trucidé à Tarseille, pas d’infanticide, du moins pas annoncé. Non aujourd’hui mon cerveau à voyagé. Il a fait pas mal d’aller retour entre les États-unis, l’Ukraine et la Russie. On parle de plus en plein d’histoires de cul de Trump avec Epstein. Lui ne parle plus. Un peu comme pour Camus on ne sait pas. « Accident, attentat on ne saura pas » chante Lama qui de toute évidence préfère « l’Étranger » aux « Mains sales ». Et non pas l’étranger aux mains sales! « Epstein » se serait suicidé. On se suicide beaucoup dans les entourages des grands de ce monde. On suicide beaucoup aussi. J’ai depuis longtemps choisi ma chaîne d’infos. Je regrette de me passer de Georges sur News. Georges Renard, ancien magistrat, ancien député que j’apprécie. Que je vois peu. Et donc désormais plus à la télé non plus. La raison? Pro c’est trop. Une caricature, un homme qui ose valoriser son inculture. Pro a commencé en commentant du sport, il aurait du y rester. Dans ma ville pauvre les analyses du petit peuple semblent plus pertinentes. C’est dire.
Et voilà mon second (je vais dire deuxième tant j’en ai d’autres) souci. Plus grave que de regarder C Star, je ne sais plus où j’habite. Je sais donc que ma ville est pauvre, qu’elle fut industrieuse, résistante m’a t-on dit, même si… les descendants n’ont souvent pas trop d’échantillons sur eux. Je retire « même si », on ne réécrit pas l’Histoire fut-elle un peu romancée. Embellie.
Ce problème plus grave, un trou de mémoire. Énorme trou de mémoire. Impossible de retrouver le nom de ma ville. Qu’importe je vais la baptiser. J’hésite. Le premier nom qui me vient « Tristesse ». Mais habiter « Tristesse » ! « Espoir ? » Tulipe ?
En fait j’ai plus simple, je vais donc, vous l’aurez compris, habiter « Maville ».
Peut-être qu’au fil des pages je vais retrouver le nom de celle où je suis né, où j’habite encore. Je n’ai pas complètement perdu la mémoire. Seul le nom de ma ville s’est envolé. Pas de « Maville » donc mais de ma ville.
(A suivre)
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